02/04/2010

Caractéristiques des espèces urbaines

Successful city dwellers: a comparative study of the ecological

characteristics of urban birds in the Western Palearctic

Anders Pape Møller

Oecologia (2009) 159:849–858

 

J’ai déjà résumé 2 articles qui traitent du même thème : quelles sont les caractéristiques des espèces d’oiseaux qui se sont établies en ville :

http://lesoiseauxenville-biblio.skynetblogs.be/post/50504...

http://lesoiseauxenville-biblio.skynetblogs.be/post/62441...

 

Ici l’auteur fait l’hypothèse que les espèces largement distribuées, avec un haut potentiel de dispersion, un fort taux d’innovation, un fort taux de prise de risque et un cycle de vie court devraient avoir un avantage sélectif dans les habitats influencés par l’Homme.

Colvert et Pyramide red

Le goût pour la culture fait-elle partie des caractéristiques des espèces urbaines ?

Dans une revue de la littérature, l’auteur signale qu’il a été noté que l’urbanisation favorisait les sédentaires, les nicheurs en cavités ou arbres contre les nicheurs au sol, et les omnivores ainsi que les espèces à large tolérance environnementale. Le nourrissage a peut-être favorisé l’urbanisation, surtout dans le nord du continent

A partir de 63 espèces urbanisées, l’auteur a étudié 39 paires d’espèces formées d’une espèce  urbanisée dans tout le Paléarctique occidental et d’une proche non urbanisée. Les espèces urbaines montraient une grande répartition, une grande propension à la dispersion (mesurée par la distance maximale séparant une île habitée par l’espèce et le continent), de fort taux d’innovation dans les habitudes alimentaires (mesuré par la partie européenne du travail de Lefevre 1997, pondérée par le nombre de travaux concernant chaque espèce), une faible distance de fuite par rapport à l’Homme (mesurée en milieu rural) et un cycle de vie caractérisé par une fécondité annuelle élevée et une grande survie des adultes. Les espèces urbaines seraient particulièrement résistante au parasitisme et à la prédation car elles ont des réponses immunitaires très importantes, prouvées par la taille de leurs bourses de Fabricius, et une histoire de faible sélection naturelle due à la prédation, montrée par la plus grande force nécessaire à leur arracher les plumes du croupion que celles du dos ou de la poitrine..

Les espèces urbaines ont un succès écologique global élevé, montré par leur large répartition (d’après les données de Cramp et Simmons) et leur forte densité (d’après les effectifs donnés par Hagemeijer et Blair 1977). Ceci suggère qu’un ensemble de caractéristiques écologiques leur assurant un succès écologique caractérise les espèces qui se sont installées en milieu urbain .

(Ce que je résumerais par : « Une espèce en mauvaise santé ne s’installe pas en ville » . Un regret : j’aurais aimé voir aussi présentées des caractéristiques qui ne montrent pas de différences significatives entre espèce urbanisée et espèce rurale apparentée…..N. du blogueur)

17:45 Écrit par Fr dans urbanisation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |