05/08/2010

Importance des forêts urbaines et périurbaines dans les villes suédoises

Landscape effects on birds in urban woodlands: an analysis of 34 Swedish cities

Marcus Hedblom and Bo Söderström

Journal of Biogeography (2010) 37, 1302–1316

 

Travail réalisé sur 34 villes de plus de 10 000hab du centre et du sud de la Suède (zone qui regroupe 84% de la population suédoise), en vue de tester l'effet sur les populations d'oiseaux des zones boisées du gradient urbain-périurbain, l'importance de la proportion de zones boisées en ville (20% en moyenne) et en zone périurbaine et le rôle de la matrice périurbaine sur l'impact de la fragmentation des zones boisées.

Rq: zone boisée = reste d'ancienne forêt avec des strates basses non traitées en parc

       milieu urbain = zone continue où la distance entre 2 constructions ne dépasse pas 200m ("There is an urgent need to agree on an international standard on how to define different parts of a city as well as peri-urban areas" Y a pas que moi qui le dit ! ….. )

 Par points d'écoute répétés 3 fois en 2004 (on retient le résultat maximum des 3 comptages) dans 474 zones boisées . Pour faire les analyses, on fait des triplets des zones boisées : une en ville, une sur la limite et une en periurbain.

Résultats :

Espèces les plus courantes :  Pinson,(458), Charbo 433, Mes. bleue 403, Pouillot fitis 390, Merle 358, Verdier 342, Rougegorge 327

Le nombre d'individus diminue le long du gradient (max en ville) mais la richesse spécifique ne varie pas significativement.

13 espèces (merle, Gobemouche noir,M. charbonnière, sittelle, choucas, corneille, pie, friquet, gros-bec et verdier ,mes. bleue, litorne et ramier) sont plus fréquentes en villes qu'en périurbain (des espèces d'arbres à feuilles caduques-peut-être parce qu'il y a plus arbres à feuilles caduques dans les jardins et parcs urbains qu'en suburbain- et nichant sur les arbres, surtout cavicoles-sans doute grâce aux nichoirs) et 7 (pipit des arbres, accenteur, grive musicienne, rougegorge, roitelet huppé, grimpereau et bruant jaune) plus fréquentes en périurbain (préférant les conifères ou nichant sur le sol).  

12 espèces étaient corrélées à la proportion de zones boisées en ville  (positivement : accenteur, rougegorge, mes.bleue, grimpereau des bois, pie et geai; négativement : pipit des arbres et étourneau)et/ou en périurbain (accenteur, rougegorge et étourneau urbains favorisés par la proportion de zones boisées périurbaines, qui défavorise au contraire   ramier, merle, fauvette tête noire, choucas et verdier) et 8 autres étaient corrélées avec l'interaction de ces 2 facteurs (pic épeiche et sittelle favorisés par boisement urbain si le périurbain a moins de 30-50%). La densité de 4 espèces étaient positivement corrélées à la proportion de zones boisées urbaines uniquement si le periurbain est rural (pic épeiche, rougegorge, sittelle et tarin). La population de ramier est affectée positivement par la densité humaine et celle du troglodyte négativement.

7 font le contraire : pipit des arbres, accenteur, grive musicienne, rougegorge, roitelet huppé, grimpereau et bruant jaune.

On voit donc l'importance de l'échelle paysage dans le rôle de la fragmentation des espaces forestiers sur les oiseaux.

 

 

 

18:00 Écrit par Fr dans urbanisation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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