15/10/2011

Et si c'était à cause des mangeoires ?

 

Bird feeders may sustain feral Rose-ringed parakeets Psittacula

krameri in temperate Europe

 

Philippe Clergeau & Alan Vergnes

Wildl. Biol. 17: 248-252 (2011)

Le travail a consisté à relever les sources de nourriture utilisées par les Perruche à colliers, au hasard des observations effectuées en Essonne, Hauts de Seine et Seine St Denis et en plus à suivre 4 perruches équipées pour le radio-tracking pendant 8 demi-journées ( 4 matins et 4 après-midi ) chacune, en automne et en hiver.

Les résultats montrent que les perruches sont exclusivement végétariennes, qu’elles se nourrissent - hormis les mangeoires - de graines et fruits secs, de fruits charnus et de bourgeons  et que les espèces exotiques représentent un tiers des observations de nourrissage. Un arbre portant des fruits est exploité jour après jour jusqu’à ce qu’il soit dépouillé de ressource en nourriture avant de passer à un autre.

Le point important mis en évidence par cette étude est l’importance des mangeoires : les perruches radio-trackées y ont passé la moitié de leur temps de nourrissage. Il est donc possible que l’importance des mangeoires participe à l’explication du succès de la Perruche à collier en Europe de l’Ouest.

Les auteurs soulignent que l’espèce est considérée comme un ravageur des cultures en Inde et que les problèmes vis-à-vis des productions agricoles commencent à apparaître quand la densité approche celle qu’on trouve autour de Londres. Ils pensent qu’il est important d’avertir ceux qui entretiennent des mangeoires du problème que cela risque de poser.

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