14/11/2013

Le Pic syriaque apprécie la pollution !

Habitat preferences of the Syrian Woodpecker Dendrocopos syriacus in urban environments: an ambiguous effect of pollution

MICHAŁ CIACH and ARKADIUSZ FRÖHLICH

Bird Study (2013) 60, 491–499

 

Pics-comparaison.jpg

Attention à ne pas confondre le Pic syriaque ( à gauche - photo L.Kislev) et le Pic épeiche ( à droite - photo O.Laporte). Ils sont assez proche pour produire des hybrides impossibles à reconnaître du Pic syriaque...

 

C’est une espèce en expansion récente : le mouvement a commencé à la fin du 19ème s. depuis les Balkans pour atteindre la Roumanie et la Hongrie vers 1930, l’ex-Tchécoslovaquie vers 1940 et la Pologne en 1979. Depuis, il s’est implanté dans tout le sud-est du pays et occupe les ripisylves boisées et les zones agricoles avec bosquets d’arbres. Il s’est aussi installé en ville. Ce n’est pas une espèce forestière mais plutôt de bocage.

En comparant, à Cracovie, les paramètres de 50 territoires de nidification et 50 points au hasard, les auteurs ont trouvé que le nombre d’arbres, le taux de couverture par la végétation arborée et le niveau d’émission de polluants étaient significativement plus élevés dans les territoires de Pic syriaque. Le modèle expliquant le mieux sa présence était constitué de 4 paramètres : le nombre d’arbres, la surface construite totale, la couverture végétale totale et les émissions de polluants.  L’espèce semble en revanche indifférente à la densité de route, au niveau sonore et à la proximité de l’eau.

La pollution de l’air (Cracovie est une des villes où la qualité de l’air est la pire en Europe) affaiblit les arbres et augmente potentiellement le nombre d’insectes qui les habitent. Mais l’impact négatif de la pollution sur les oiseaux peut les concerner et les habitats urbains pourraient donc être des pièges écologiques pour cette espèce.

 

11:33 Écrit par Fr dans urbanisation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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